Journée du 26 avril à AIGNAN

La journée de l’Amac a été une réussite

 

(Article paru dans Sud Ouest le 6 mai 2014)

 

Jean-Claude Darracq, tout à la fois aficionado, chirurgien et président de l'Amac (Assistance médico-chirurgicale aux corridas) - association constituée de bénévoles qui se mettent au service des cuadrillas et des organisateurs de spectacles avec mise à mort -, avait organisé samedi 26 avril cette journée où les clubs taurins environnants étaient invités à participer, dans le but de recueillir quelques subsides. Ce rendez-vous a été parfaitement réussi, dès le matin, en soutien aux bénévoles de cette association, ceux d'Aignan y toros et du Lartet étaient présents pour mettre en place l'accueil et les décors de la salle des fêtes où la soirée se passait.

À 17 heures, c'est par une tienta de quatre vaches du Lartet que débutaitla journée. Lapluie avait détrempé la piste, au-delà du raisonnable, mais les deux toreros pressentis, l'Aragonais Séranito et l'Andalou Daniel Soto, souhaitaient tienter quand même. Quatre jeunes vaches pleines de gaz sont sorties : la première brave mais pas noble, la deuxième sans qualités, les troisième et quatrième braves et nobles seront vaches de ventre.

Une fois tout le monde séché, direction le rendez-vous suivant, la Charla taurina, avec le chroniqueur taurinHervé Touya entouré de Jérôme Bonnet et de Jean-Claude Darracq. Ils ont animé un débat sur l'influence de l'évolution du toro sur les blessures taurines.

Toros et blessures

Premier à prendre la parole, Jérôme Bonnet a expliqué que l'évolution du toro amène a présenter une bête qui doit être brave à la pique, sans cacher ses vices, et s'employer au cheval comme cela était le critère des années passées. Puis il doit durer pour demeurer mobile à la muleta, d'où l'importance des tientas, pour deviner quelles seront les qualités du toro.

Jean-Claude Darracq a parlé des blessures, le toro adulte a l'instinct assassin, il est rare que la « cornada » n'ait qu'une seule trajectoire tant il se sert de ses cornes pour fouiller. Selon lui, le plus grand danger se situe lors des « porta gayola » et en fin de faena, quand le torero joue sa vie pour un triomphe, dans une sorte d'état second.

La suite était festive, avec un repas canard apprécié préparé par un bénévole surnommé « Guit ». Bénévole aussi était l'association Andropause, qui a régalé de ses cuivres les nombreux convives, issus des clubs taurins voisins. La présence de Jean-Paul Mothe, président de ceux du Gers, a été remarquée.

 

Marcel Lavedan